Planète en éveil

 

L’expérience de l’Éveil nous fait découvrir que nous sommes bien plus que notre pauvre petit ego prisonnier du temps qui passe. Nous sommes la Présence, sans forme, Une, hors du temps, éternelle et infinie; c’est cette Présence, cet Etre-là, Oeil ouvert sur le monde, qui est notre Moi profond, notre Soi.Nous découvrons qu’il n’y a qu’une Présence qui sous-tend tout ce qui est, qui habite le cosmos dans toutes ses parts, incluant les animaux, les hommes et, parmi eux bien sûr, les éveillés.

Le sentiment que j’exprimais dans la page portant sur la CNV, à savoir que l’élan d’aller vers l’autre vient de la découverte de la Présence qui est en chacun de nous, ce sentiment d’aller vers nous-même en allant vers l’autre, eh bien, ce sentiment nous habite aussi pour tout ce qui existe, donc pour tout ce qui fait partie de la Nature, du Cosmos, de l’Univers. La nature c’est aussi moi-même.

L’éveillé qui contemple le ciel étoilé sait qu’il regarde la Présence partout où se pose son regard, comme François d’Assise qui s’entretenait avec son frère l’oiseau, sa soeur la fleur. Éveillés, nous savons que nous formons un unique grand coeur conscient, habité par la Présence. Même la science, aujourd’hui, vient réenchanter cette vision des choses en affirmant, bien que du bout des lèvres (méthode scientifique oblige) que le projet d’une conscience, d’une présence humaine était déjà là en puissance dans le big bang initial. Bien que cette théorie de l’anthropie soit contesté par tous les tenants du multivers (théorie qui résiste mal au principe du rasoir d’Occam par ailleurs), plusieurs scientifiques contemporains affirment haut et fort que pour que la conscience apparaisse dans le cosmos, il fallait un ajustement d’une précision telle au départ qu’elle équivaudrait à celle d’un archer qui toucherait une cible placée aux confins de l’univers.

La matière a donné la vie, la vie a donné la conscience puis la conscience de soi: la Présence. Ne pourrait-on en conclure que la Présence a créé un univers qu’elle allait habitée elle-même et pour elle-même. Et n’est-ce pas cette grande vérité que le philosophe Baruch Spinoza a perçue en affirmant qu’il n’y a qu’une unique Substance dont tout être existant est une qualité, un aspect. Le panthéisme et le panpsychisme de Spinoza,  la philosophie du tout est Dieu, ne vient-elle pas éclairée rationnellement l’affirmation qu’il n’y a qu’une seule Présence incarnée dans tout ce qui existes, grande découverte de l’Expérience d’Éveil. Cela rejoindrait aussi la grande intuition de Jean l’évangéliste quand il ouvre son ouvrage en disant que le « Verbe s’est fait chair et  qu’il a habité parmi nous ».

Ce sacré de la Nature que la découverte de la Présence nous amène à voir ouvre un grand espoir pour tous ceux et celles qui craignent pour notre monde. Tous les résistants qui luttent contre le réchauffement climatique et les multiples saccages de notre planète sont à mon avis des éveillés au sacré. Ils savent que détruire l’équilibre de la terre c’est du suicide, car c’est nous-mêmes que nous atteignons en blessant la nature. Ils peuvent tous endossés ces paroles magnifiques, bien que faussement attribués à Hubert Reeves:

« L’Homme est l’espèce la plus insensée, il vénère un dieu invisible et massacre une nature visible ! Sans savoir que cette nature qu’il massacre est ce dieu invisible qu’il vénère ! »

Vivre dans la Présence nous rend sensible au caractère sacré de l’autre, qu’il soit personne ou nature. De cet éveil à la Présence peut naître le respect de l’humanité et de la terre que celle-ci habite. La bienveillance naît de l’Éveil à Soi. Ainsi la spiritualité fondée sur l’Expérience ouvre les portes de l’espoir en ce qui concerne la paix et la sauvegarde de notre terre sacrée. Pour les environnementaux qui ne le saurait pas encore, l'éveil à soi dans la profondeur est le plus court chemin vers la sauvegarde de notre monde.

L’expérience de l’Éveil en soi nous fait découvrir que nous sommes bien plus que notre pauvre petit ego prisonnier du temps qui passe. Nous sommes la Présence, sans forme, Une, hors du temps, éternelle et infinie; c’est cette Présence, cet Etre-là, Oeil ouvert sur le monde, qui est notre Moi profond, notre Soi.

Nous découvrons qu’il n’y a qu’une Présence qui sous-tend tout ce qui est, qui habite le cosmos dans toutes ses parts, incluant les animaux, les hommes et, parmi eux bien sûr, les éveillés.

Le sentiment que j’exprimais dans la page portant sur la CNV, à savoir que l’élan d’aller vers l’autre vient de la découverte de la Présence qui est en chacun de nous, ce sentiment d’aller vers nous-même en allant vers l’autre, eh bien, ce sentiment nous habite aussi pour tout ce qui existe, donc pour tout ce qui fait partie de la Nature, du Cosmos, de l’Univers. La nature c’est aussi moi-même.


L’éveillé qui contemple le ciel étoilé sait qu’il regarde la Présence partout où se pose son regard, comme François d’Assise qui s’entretenait avec son frère l’oiseau, sa soeur la fleur. Éveillés, nous savons que nous formons un unique grand coeur conscient, habité par la Présence.


Même la science, aujourd’hui, vient réenchanter cette vision des choses en affirmant, bien que du bout des lèvres (méthode scientifique oblige) que le projet d’une conscience, d’une présence humaine était déjà là en puissance dans le big bang initial. Bien que cette théorie de l’anthropie soit contesté par tous les tenants du multivers (théorie qui résiste mal au principe du rasoir d’Occam par ailleurs), plusieurs scientifiques contemporains affirment haut et fort que pour que la conscience apparaisse dans le cosmos, il fallait un ajustement d’une précision telle au départ qu’elle équivaudrait à celle d’un archer qui toucherait une cible placée aux confins de l’univers.


La matière a donné la vie, la vie a donné la conscience puis la conscience de soi: la Présence. Ne pourrait-on en conclure que la Présence a créé un univers qu’elle allait habitée elle-même et pour elle-même. Et n’est-ce pas cette grande vérité que le philosophe Baruch Spinoza a perçue en affirmant qu’il n’y a qu’une unique Substance dont tout être existant est une qualité, un aspect. Le panthéisme et le panpsychisme de Spinoza,  la philosophie du tout est Dieu, ne vient-elle pas éclairée rationnellement l’affirmation qu’il n’y a qu’une seule Présence incarnée dans tout ce qui existes, grande découverte de l’Expérience d’Éveil.

Cela rejoindrait aussi la grande intuition de Jean l’évangéliste quand il ouvre son ouvrage en disant que le « Verbe s’est fait chair et  qu’il a habité parmi nous ».


Ce sacré de la Nature que la découverte en Soi de la Présence nous amène à voir ouvre un grand espoir pour tous ceux et celles qui craignent pour notre monde. Tous les résistants qui luttent contre le réchauffement climatique et les multiples saccages de notre planète sont à mon avis des éveillés au sacré. Ils savent que détruire l’équilibre de la terre c’est du suicide, car c’est nous-mêmes que nous atteignons en blessant la nature. Ils peuvent tous endossés ces paroles magnifiques, bien que faussement attribués à Hubert Reeves:



« L’Homme est l’espèce la plus insensée, il vénère un dieu invisible et massacre une nature visible ! Sans savoir que cette nature qu’il massacre est ce dieu invisible qu’il vénère ! »


Vivre dans la Présence nous rend sensible au caractère sacré de l’autre, qu’il soit personne ou nature. De cet éveil à la Présence peut naître le respect de l’humanité et de la terre que celle-ci habite. La bienveillance naît de l’Éveil à Soi. Ainsi la spiritualité fondée sur l’Expérience ouvre les portes de l’espoir en ce qui concerne la paix et la sauvegarde de notre terre sacrée,